20 au 25 octobre 2020
26 Oct 2019

DH – Demi-finales : ils nous en ont mis plein les yeux !

Grand spectacle en ce jour à Coubertin ! Le double messieurs a proposé deux demi-finales aux échanges plus incroyables les uns que les autres. Des matchs aussi aériens et spectaculaires, Coubertin n’aura pas l’occasion d’en voir souvent. Si les Minions indonésiens Gideon/Sukamuljo se sont imposés avec difficultés, la surprise vient surtout des Indiens Satwiksairaj Rankireddy et Chirag Shetty qui éliminent Hiroyuki Endo et Yuta Watanabe aux portes de la finale.

Le show Gideon/Sukamuljo

Grands favoris de cette édition 2019, les Indonésiens Gideon et Sukamuljo ont confirmé leur rang de n°1 mondiaux face à la paire de Taïpeï Liao et Su. Le terrain était à eux, c’était plus qu’un terrain de jeu, c’était un territoire.

Menés pendant une bonne partie du set, ils ont dû faire point par point pour pouvoir recoller au score. Leur jeu, toujours aussi peu orthodoxe, est fantastique. A croire que les Minions, comme on les appelle, ne jouent jamais aussi bien que lorsqu’ils sont menés. Avec patience les Indonésiens ont réussi à remonter au score et à passer devant leurs adversaires au tout dernier moment. Le premier set a donc été indonésien : 21-18.

Défensivement c’était un match incroyable ! Dès l’entame du 2ème set les Minions ont donné le ton : un point n’est jamais fini tant que le volant n’a pas touché le sol. Mais Liao et Su ont bien compris qu’accélérer le jeu ne pouvait que les desservir. Ils ont donc ralenti les échanges, ils ont bloqué au filet, ils ont joué avec intelligence pour que les Indonésiens commettent des fautes, ils ont attendu le bon moment pour frapper un grand coup. Le public n’oubliera pas ce smash de Liao Min Chun à bout portant sur Kevin Sukamuljo, accroupi devant le filet. Aïe comme on dit ! Et il a récidivé en plus : en pleine face de Marcus Gideon cette fois.

Est-ce suffisant pour l’emporter ? Et bien non ! Car même touchés, même quand le score est accroché, les Indonésiens n’ont jamais douté. Ils savaient qu’ils étaient au-dessus et n’ont pas fait défaut à leur statut de tête de série n°1 : 21-18 / 23-21.

Kevin Sukamuljo : « Nous sommes super contents ! Mais nous avons encore un match demain et nous voulons vraiment gagner ».

Marcus Gideon : « On menait 19-16 dans le 2ème set et je trouve qu’on jouait bien. Mais ils ont très bien bloqué le filet. On a eu un peu de chance sur la fin car leur smash finit dans le filet. »

Les Indonésiens accèdent à leur deuxième finale consécutive ici à Coubertin avec cette fois-ci la victoire en ligne de mire. Nous n’avons qu’une chose à dire : « In-do-né-sia ! [clapclap clapclap clap] ».

La standing ovation de Coubertin pour Rankireddy/Shetty et Endo/Watanabe.

Deuxième demi-finale du tableau, celle voyant s’affronter Hiroyuki Endo et Yuta Watanabe, les têtes de série 5 japonaises, et les Indiens Satwiksairaj Rankireddy et Chirag Shetty. Jusque là les Japonais ont gagné les deux confrontations passées avec la paire indienne.

Mais ils semblent avoir appris de leurs erreurs. Rankireddy et Shetty ont brillamment défendu chaque volant (dont plusieurs dans le dos) et ont cassé plusieurs cordages pour parvenir à leur fin : remporter le premier set. C’est chose faite (21-11) et en moins de 15minutes !

Yuta Watanabe, dont c’est déjà le 8ème match depuis mardi et la deuxième demi-finale de la journée (après celle perdue un peu plus tôt en mixte), a commencé à montrer des signes de fatigue. Il a commis des erreurs, a défendu de façon maladroite. Mais son partenaire a réussi l’impossible en maintenant la barque japonaise à flot, ce qui a redonné de l’envie et de l’énergie au petit ninja du double japonais.

Dans une fin de match haletante, où chaque paire se rend coup sur coup, les Indiens se sont offert un premier volant de match, sauvé in extremis par les Japonais dans un échange qui a mis tout Coubertin debout. Mais à force d’acharnement, ils sont enfin parvenus à conclure le match sur le score ahurissant de 21-11 / 25-23. Les Indiens tiennent enfin leur victoire sur la paire japonaise, qui par deux fois les avait battus auparavant.

Les quatre joueurs, dans un fair play exemplaire, ont eu droit à une standing ovation de tout le stade à la fin du match. Les spectateurs retiendront leurs sourires et leur plaisir de jouer. Car oui, le badminton reste avant tout un jeu. Il faut s’avoir prendre du plaisir sur le terrain, même quand on évolue dans l’élite mondiale. Surtout quand on évolue dans l’élite mondiale même !

 

A l’affiche de la finale de demain : la deuxième tentative consécutive des Indonésiens Gideon/Sukamuljo d’enfin remporter la finale, ici, à Paris. Mais face à eux ils auront les outsiders de la compétition : les Indiens Rankireddy/Shetty, qui n’ont rien à perdre mais tout à gagner.

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